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Football français : des opportunités à saisir

 Au moment où la ligue 1 n'a jamais autant fait parler d'elle à travers ses clubs phares tel que le Paris SG, le football français est en passe de devenir un accélérateur économique. Sa visibilité permet d'asseoir aussi bien des sponsors que des individus. Qui plus est, les opportunités à saisir dans le championnat de France sont de différentes natures, cela à tous les niveaux et pour tous les budgets. 

 

 Une offre contrastée

 

Si les quatre plus grosses cylindrés de l'élite du football français semblent dorénavant inaccessibles, le Paris SG, Monaco, Lyon et Marseille se sont largement ouverts ces dernières années à des investisseurs étrangers et fortunés, les autres clubs attirent les convoitises en offrant un ticket d'entrée de grande qualité tant le championnat français dispose de revenus médiatiques conséquents. En effet, les droits télévisuels pour la période 2020- 2024 s'élèvent à 1,153 milliards d'euros. C'est le groupe espagnol MédiaPro contrôlé par un fond privé chinois, Hontai Capital, et un groupe publicitaire anglais, WPP, qui a remporté en mai 2018 l'essentiel de l'appel d'offres concernant la diffusion des matchs de la ligue 1 française. Ce jackpot inespéré rend les vingt clubs qui participent à la compétition particulièrement attrayant mais également pour tous les autres qui évoluent dans des étages inférieurs et qui pourront prétendre un jour se faire une place au soleil grâce notamment à leurs résultats sportifs. Cet attrait indiscutable transforme le football français domestique en véritable terrain de chasse pour des investisseurs avertis. Même si la prudence reste de mise tant le sport amène parfois son lot de surprises, il y a en ce moment de tels clubs disponibles à la vente, disposant de structures solides, de centres de formation réputés, qu'il n'est plus envisageable d'attendre plus encore avant que les dernières places soient prises d'ici les prochaines saisons.


 

C'est du côté de Saint-Etienne que les regards se tournent en ce moment où la direction ne se cache plus en évoquant par médias interposés la vente de l'ASSE (Association sportive de Saint-Etienne) auréolée de ses dix titres de champion de France. Estimée à environ soixante-dix millions d'euros, la reprise d'une telle équipe ne manque pas d'à-propos. Avec son stade Geoffroy-Guichard entièrement rénové pouvant accueillir 41 965 spectateurs, une situation financière saine, des résultats sportifs au rendez-vous, une couverture médiatique de premier choix, les Verts (surnom de l'équipe) ont le vent en poupe. De pareilles propositions ne sont pas forcément légion, d'autant qu'il faudra avoir les reins solides pour prendre la tête d'un club qui ambitionne chaque année les premières places de la ligue 1. Il est donc envisageable de se tourner vers l'antichambre de l'élite (ligue 2) pour tenter de s'offrir un club déjà bien structuré et dont le potentiel permet de croire en des lendemains glorieux. C'est le cas de Brest et Grenoble qui n'ont rien à envier aux meilleurs tant par leur stade, qu'à travers une progression qui peut les conduire à jouer un rôle au plus haut niveau. Tout comme Saint-Etienne, Brest et Grenoble font partie du cercle fermé des vingt-deux métropoles françaises aux pouvoirs étendus à la fois économique mais aussi culturel et social. Prendre place par l'intermédiaire d'un club de football dans une aire urbaine dépassant les 300 000 habitants (près de 700 000 pour Grenoble), c'est l'assurance de disposer d'une caisse de résonnance commerciale à la fois locale et aussi européenne puisque chaque année, au moins six clubs français sont qualifiés pour des coupes européennes dont la fameuse ligue des champions. Avec des budgets modestes alloués à la saison 2018-2019 (Stade Brestois, 15 et Grenoble Foot, 8 millions d'euros), un investisseur pourra prétendre accéder à la ligue 1 avec une part de risque et des conditions financières très mesurées. Cela est d'autant plus vraisemblable que le club de Brest est second de ligue 2 après 23 journées et par conséquence en position d'être promu à la fin de l'exercice actuel. 


 

Grenoble stade

Stade des Alpes à Grenoble et ses 20 068 places assises


 

 L'autre équipe parisienne


 

Tandis que le Paris SG caracole en tête du championnat français, le mythe d'une seconde grande équipe parisienne reste tenace. Alors que de grandes capitales européennes disposent de plusieurs équipes au sommet (six clubs londoniens participent à l'édition 2018-2019 de Premier League), Paris reste orphelin de telles rencontres qui cristallisent les passions et affolent les sponsors. Pourtant, deux clubs parisiens évoluent en ligue 2, le Paris FC qui dispose d'un complexe sportif omnisports de 20 000 places (Stade Charléty), et le fraîchement promu du National, le Red Star, fondé en 1897, qui va profiter des Jeux Olympiques d'été de 2024, organisé à Paris, pour voir son stade (Stade Bauer) retrouver sa splendeur d'antan en étant complètement rénové et associé au site olympique. Certes, dans l'ombre du Paris SG, il est compliqué de briller mais au vu des sommes exigées par saison pour boucler les budgets (respectivement 12,5 et 8 millions d'euros pour la saison 2018-2019 pour le Paris FC et le Red Star) et des opportunités à saisir en terme de plus-values, devenir le deuxième club de football de la Ville lumière mérite une attention particulière. Si sportivement le Red Star est à la lutte pour conserver sa place en ligue 2, en revanche, son homologue parisien le Paris FC joue dès cette année l'accession au plus haut niveau. De quoi donner bien des idées aux équipementiers et principaux sponsors qui se partagent déjà la ligue 1 et ne laisseront pas passer le challenge de concurrencer sur ses propres terres le Paris SG et son dernier budget saisonnier de 500 millions pour des revenus estimés à 540 millions lors de la saison 2017-2018 et une valeur totale dépassant le milliard d'euros fin 2017 (sources: cabinet d'audit KPMG). Sur le plan footballistique, le gâteau financier et le pouvoir de l'image que confère Paris est si magistral que cela mérite bien quelques paris. 


 

Comme nous avons pu le découvrir, le football français a une saveur particulièrement alléchante. Entre les droits TV, les revenus commerciaux, la billetterie, la vente de joueurs notamment formés au club, et les primes liées aux performances, tous les voyants sont au vert pour miser sur le territoire hexagonal. Des défis les plus évidents aux paris sur le long terme, les villes françaises recèlent de nombreux atouts à travers leurs clubs sportifs. Le football est le sport le plus pratiqué et le plus médiatisé dans le monde. Et la France dispose d'un vivier d'athlètes et des structures modernes d'excellence mais à des prix encore abordables. 


 

 Thomas Beamonte

Contact : sportresourcesandco@gmail.com

 

 

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