ایران

ECONOMIE

Finances : le Cabinet de vingt-deux ministres a décidé de remplacer le dollar par l'euro dans les affaires liées aux devises. La Banque centrale d'Iran (CBI) doit constamment rendre compte et gérer la valeur du rial par rapport à l'euro. Le Conseil des ministres lors d'une réunion hebdomadaire présidée par le président Hassan Rouhani a demandé à tous les ministères, organismes publics et entreprises de remplacer le dollar par l'euro comme support à tous les échanges, données chiffrées, informations et financières. Sur la base de cette décision, c'est l'ensemble de la société iranienne qui  sera tenue dorénavant d'utiliser l'euro au lieu du dollar dans ses comptes rendus et transactions. Cette décision prise dès avril 2018 au détriment du billet vert tend à marginaliser depuis lors tout lien avec les américains.

Le port Shahid Beheshti de Chabahar est une interconnexion entre l'Asie du Sud-Est, l'Asie centrale et l'Afghanistan. Il augmente la capacité du port de 2,5 millions de tonnes à 8,5 millions de tonnes. Dans la phase 1 du port de Shahid Beheshti, 15 millions de mètres cubes de dragage, 203 hectares de nouvelles terres et 1 650 brise-lames ont été construits, et la profondeur du bassin est de 16,5 mètres carrés. Actuellement, les navires de 100 000 tonnes sont capables d'amarrer, ce qui peut jouer un rôle important dans l'importation et l'exportation des produits de base. Les quatre prochaines phases du port de Shahid Beheshti seront bientôt achevées et mises immédiatement en service pour permettre d'atteindre une capacité de 90 millions de tonnes à l'horizon 2020. Un montant estimé à 1,2 milliard d'euros a été dépensé pour la préparation et l'équipement de la première phase du port Shahid Beheshti de Chabahar.

Pétrochimie : malgré le courroux de Washington, l'Iran compte bien accélérer son processus de modernisation des exploitations  en vue de la mise en valeur  des deuxièmes réserves mondiales de gaz et des quatrièmes réserves mondiales de pétrole. En effet, la compagnie iranienne des industries pétrochimiques n'aura jamais été aussi ambitieuse pour les années à venir. Sans plus attendre, l'opération de la construction d'un grand complexe dans la région de Jask sur la côte de la mer d'Oman a été lancée dès le début de 2019. Avec le lancement de ce vaste projet, l'Iran a l'intention de renforcer davantage ses marges de manœuvre sur le marché de l'énergie avec le développement du port de Jask qui permettra de réduire la dépendance vis-à-vis du détroit d'Hormuz. Cette stratégie conduira à amoindrir les coûts d'exportation en se rapprochant des principaux marchés mondiaux. Avec la mise en place prochaine d'une puissante raffinerie de pétrole accouplée à un grand terminal pétrolier, les autorités iraniennes renforcent la pointe Sud du pays (province d'Hormozgan). Mais Téhéran ne compte pas en rester là avec la mise en place de la raffinerie de gaz Bid Boland-2 dans la province du Khouzistan, des unités d'ammoniaque et d'urée du complexe pétrochimique de la province de Chahar Mahaal et Bakhtiari et deux nouvelles usines d'oléfine au complexe pétrochimique d'Ilam pour une enveloppe budgétaire totale équivalant à cinq milliards d'euros selon l'Agence de presse de la République islamique (IRNA). D'autres programmes vont voir rapidement le jour dans la province de Kohguilouyeh-et-Bouyer-Ahmad via la compagnie pétrochimique Gachsaran, mais également dans la ville d'Andimeshk et pour finir l'achèvement des phases de modernisation du système d'exploitation du plus grand champ gazier offshore au monde South Pars situé dans le golfe Persique. Mis bout à bout, cet immense effort pour doper l'industrie pétrochimique iranienne va dégager des marges bénificiaires plus importantes en misant sur de la valeur ajoutée grâce à la production massive d'éthane, d'éthylène, d'éther de glycol et d'éthanolamine qui seront largement utilisés pour fabriquer une multitude de produits.    

Université Azad : le Conseil suprême de la Révolution culturelle s'est réuni en session présidée par le président Rouhani et il a désigné trois membres du Conseil d'administration de l'Université Azad. Lors de la séance, le Dr Fereydoun Azizi, le Dr Farhad Rahbar et le Dr Mehdi Tehranchi ont été nommés au sein du Conseil d'administration comptant en tout cinq membres issus de la structure universitaire. Le conseil a également discuté et pris des décisions concernant les travaux de coopération scientifique, éducative et internationale de recherche. L'Université islamique Azad demeure une référence mondiale avec 1,75 million d'étudiants inscrits début 2019 et un budget de fonctionnement proche des 4 milliards d'euros à l'année.

RELATIONS INTERNATIONALES

Iran - Chine : L'affrontement bilatéral entre la Chine et les États-Unis se décline aussi autour de l'Iran. Au cœur de la crise internationale, Beijing est alliée de Téhéran face à Washington et l'un des principaux importateurs de pétrole iranien. Malgré tout, le président chinois Xi Jinping se positionne comme modérateur à cause notamment des très importants investissements de son pays dans cette partie du Moyen-Orient et de la difficulté de garder le contrôle de la situation. D'ailleurs Téhéran qui souhaite contourner les sanctions américaines avec l'aide de Beijing, n'a pas eu les investissements espérés, se heurtant finalement à un pragmatisme chinois de circonstance. Tout récemment, la Kunlun Bank, qui est majoritairement détenue par China National Petroleum Corp, a annoncé qu'elle allait agir en conformité avec les décisions prises par le président américain Donald Trump contre l'Iran. Cependant, ce type de décision ne peut pas effacer la réalité du terrain et le besoin vital de la Chine de conduire à terme le grand projet des nouvelles Routes de la soie. Ce pas de deux improvisé, entre introspection et vertige historique, n'est pas sans rappeler la façon dont la Chine gère ses intérêts dans la péninsule coréenne.

Iran - Union Européenne : la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont créé une société commune qui va permettre aux entreprises qui le souhaitent de reprendre leurs échanges avec l'Iran. Cette initiative se nomme INSTEX (Instrument in Support of Trade Exchanges). Elle est destinée à favoriser les échanges commerciaux avec l'Iran avec la particularité d'exclure l'usage de la monnaie américaine. Basée à Paris et dirigée par l'allemand Per Fischer, cette société par actions simplifiée (SAS) fonctionnera comme une chambre de compensation pour garantir un mécanisme de troc permettant aux entreprises concernées d'éviter les sanctions américaines. L'annonce de la création le 31 janvier 2019 conjointement par les chancelleries française, allemande et britannique va permettre des échanges de denrées de première nécessité comme les biens alimentaires ou les médicaments. Ce geste important est le prélude à la construction d'institutions financières européennes souveraines basées sur une politique rationnelle tout en tentant de de faire résonner la voix de Bruxelles au niveau international.

 

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