TOURISME FRANCE - A VOIR - NICE

France : à voir à Nice

NICE, Côte d’Azur   par Brigitte Blanc Vice-présidente AFIA (d’après Agnès Monge)

 Hôtel Negresco

 37 promenade des Anglais, 06000 Nice -   Un palace entre tradition et modernité

 L’hôtel Négresco est l’un des derniers grands palaces de la Belle Epoque encore en activité. Construit de 1909 à 1913    par l’architecte Edouard Niermans pour Henry Négresco – qui, né sans fortune à Bucarest en 1868, a connu une        fulgurante ascension dans l’hôtellerie -, ce « caravansérail de luxe » constitue l’exemple le plus abouti du style    « Ritz » mis au point en 1898 à Paris : l’alliance entre une architecture inspirée du style Louis XVI et un confort à la    pointe des dernières innovations techniques. Le palace signe une autre révolution : il est édifié sur le front de mer  alors que la mode est toujours aux hôtels élevés sur les hauteurs de la ville à l’écart des embruns marins. La  décoration intérieure d’origine est éclectique : elle mêle une salle de restaurant néo-Louis XVI (détruite), une salle des fêtes néo-Empire, un salon-restaurant de style pompéien (détruit) et un bar américain aux sombres boiseries.

Si son architecture s’inscrit dans la grande tradition française, le palace frappe par le luxe et la modernité de ses aménagements : doubles portes et doubles cloisons pour une meilleure insonorisation, système de ventilation, bureau de poste du hall d’entrée relié aux étages par un réseau de tubes pneumatiques, nettoyage par aspiration d’air et eau stérilisée.

Transformé en hôpital pendant la Première Guerre Mondiale, l’hôtel est acquis après la mort d’Henry Négresco en 1920 par Georges Marquet puis, en 1954, par Jeanne et Paul Augier. Pour restaurer l’image décrépite de l’ancien palace, le Négresco s’ouvre alors au nouveau tourisme d’affaire et se métamorphose en grande demeure française. Les chambres et les pièces de réception reçoivent toutes un décor original, ornées d’un mobilier ancien et aménagées dans un style historique allant du Louis XIV au Napoléon III. Les couloirs et les escaliers deviennent des galeries d’art contemporain. Progressivement, l’hôtel devient ainsi un « palace-musée », vitrine du patrimoine français et écrin à la collection éclectique d’art ancien et contemporain de ses propriétaires.

 

 

Palais de la Méditerranée

  Promenade des Anglais, 06000 Nice

  Le monumental et audacieux casino de style Art Déco est édifié en 1928 par les architectes niçois Charles et Marcel    Dalmas pour le milliardaire américain Franck-Jay Gould, également à l’origine du lancement de la station estivale de  Juan-les-Pins. L’élévation principale donnant sur la promenade des Anglais reprend le schéma traditionnel du palais  avec une galerie en rez-de-chaussée encadrée de deux « tours stylisées ». Les frontons sont ornés par le sculpteur  Antoine Sartorio d’allégories des vertus méditerranéennes symbolisant la beauté, les fruits, les parfums et la lumière,  encadrant des chevaux marins. A l’intérieur, l’organisation spatiale est exceptionnelle, marquée par un escalier  monumental large de près de 20 mètres, couvert d’un plafond à caissons. Les maîtres d’œuvre placent à l’étage le restaurant du « Salon de la Mer » pour la vue panoramique sur la baie des Anges, et la salle de baccara avec sa peinture murale évoquant Venise qui deviendra plus tard la salle des fêtes. En 1978, le casino est désaffecté : le décor et le mobilier sont vendus, les vitraux du peintre-verrier parisien Auguste Labouret sont déposés. Le casino est détruit en 1990, mais deux de ses façades sont préservées et protégées au titre des monuments historiques.